Social : actualités archives
AVRIL 2012
Allégement des cotisations sociales
La loi de finances
rectificative pour 2012 allège les charges patronales pour les
rémunérations versées à partir du 1er octobre 2012. La cotisation
patronale d’allocations familiales sera nulle pour les salaires
inférieurs à 2,1 Smic et progressive entre 2,1 Smic et 2,4 Smic.
Elle restera fixée à 5,40 % pour la rémunération annuelle supérieure
à 2,4 Smic. La réduction Fillon portera alors uniquement sur les
cotisations patronales d’assurances sociales.
Taxe d’apprentissage pour les employeurs de 250 salariés et plus
Les employeurs de 250 salariés et plus sont redevables d’une
contribution supplémentaire à la taxe d’apprentissage lorsqu’ils
n’ont pas accueilli un minimum de 4 % de l’effectif annuel moyen en
contrat d’apprentissage ou de professionnalisation ou en VIE ou en
CIFRE. A partir de 2015, le quota d’alternants est fixé à 5 %. Le
dispositif transitoire d’exonération et la modulation de la taxe
seront revus d’après la loi de finances rectificative pour 2012.
Les retraites complémentaires revalorisées
Les retraites
complémentaires ont été revalorisées de 2,3 % au 1er avril 2012. La
valeur du point Arrco s’établit désormais à 1,2414 € et celle du
point Agirc à 0,4330 €. Pour 1 € cotisé, la pension annuelle
s’établit à 6,56 centimes.
4,4 millions de cadres
Les cadres sont de plus en plus
nombreux en France et représenteraient environ un salarié sur six.
Toutefois, il existe de très nombreux types de cadres, compte-tenu
du développement des diplômes. Dans certaines activités
industrielles, la part des cadres est très importante. C’est ainsi
que dans la branche du conseil, plus de 95 % des 3 500 salariés d’un
des leaders du marché sont des cadres.
Le rapport pessimiste du Haut Conseil pour l’assurance-maladie
Le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance-maladie a publié son
second rapport pluriannuel le 23 mars 2012. Il souligne que « la
situation financière de l’assurance-maladie traverse de nouveau une
période extrêmement critique ». Pour couvrir « l’ensemble des soins
préventifs et curatifs », il faudrait de nouvelles recettes ». Le
rapport souligne qu’il faudrait revoir la situation des patients
ayant des maladies chroniques, d’autant que 9 millions de personnes
sont actuellement prises en charge à 100 % à ce titre.
Mars 2012
Aide à l’embauche d’apprentis
L’aide accordée pour l’embauche
d’un jeune de moins de 26 ans en contrat d’apprentissage ou de
professionnalisation est prorogée pour les contrats débutant
jusqu’au 30 juin 2012 (décret 2011-1971 du 26 décembre 2011).
Dons de jours de repos
Une proposition de loi permettant le
don de jours de repos à un parent d’un enfant gravement malade a été
adopté par l’Assemblée nationale le 25 janvier 2012. Ce texte
autorise un salarié à "renoncer anonymement et sans contrepartie",
avec l’accord de l’employeur, à des jours de repos au bénéfice d’un
autre salarié de l’entreprise ayant la charge d’un enfant âgé de
moins de vingt ans atteint d’une maladie, d’un handicap ou victime
d’un accident rendant indispensable une "présence soutenue". Tous
les types de jours de repos (RTT, jours de récupération ou congés
payés ordinaires) sont concernés, aussi bien dans le secteur public
que dans le secteur privé.
Droit de grève dans le transport aérien
L’Assemblée nationale
avait adopté en première lecture le 25 janvier 2011 un texte
encadrant le droit de grève dans le transport aérien en obligeant au
dépôt d’un préavis de deux jours. Le Sénat a voté le dépôt d’une
motion préalable de constitutionnalité qui suspend l’examen du
texte.
Travail des seniors : la France en retard
La commission
européenne souligne dans son Livre blanc 2012 sur les retraites que
le taux d’emploi des seniors (55 à 64 ans) est particulièrement
inégal. En 2010, il dépassait 70 % en Suède et 57 % en Allemagne. En
revanche, en France il n’atteignait pas 40 % et il n’était que de
36,6 % en Italie. L’Europe n’envisage pas d’indiquer un âge de
départ car la démographie des états est fort diverse. Selon le Livre
blanc, l’emploi des jeunes n’est pas forcément impacté par un taux
élevé d’emploi des seniors.
Février 2012
La durée du travail en question
L’étude Coe-Rexecode présente
un nouveau tableau de la durée effective du travail des salariés à
temps plein en Europe. Selon ses chiffres, un salarié français a
travaillé 1 679 heures en moyenne en 2010, soit significativement
moins qu’un Allemand. Toutefois, cette statistique basée sur
Eurostat concerne la durée effective de travail à temps plein.
Inversement, la durée effective du travail pour les salariés à temps
partiel en France s’élève à 978 heures en France, dans la moyenne
européenne et supérieure à l’Allemagne (883 heures). Les non
salariés français ont une durée de travail évaluée à 2 453 heures en
2010, soit un niveau à peine inférieur aux non salariés allemands
mais devant tous les autres pays européens.
Les accords compétitivité/emploi facilités
Le Président de la
République a annoncé le 29 janvier 2012 le dépôt d’un projet de loi
facilitant les accords compétitivité/emploi inspirés de la
législation allemande. Ces accords pourraient moduler la masse
salariale et le nombre d’heures de travail. Ils devraient être
signés par des syndicats ayant recueilli au moins 30 % des voix aux
élections et à condition que des syndicats représentant au moins 50
% n’exercent pas leur droit d’opposition.
Le seuil obligatoire d’apprentis relevé
Le Président de la
République a annoncé le relèvement du taux d’apprentis exigé dans
les entreprises de plus de 250 salariés. Ce taux passera de 4 à 5 %
d’ici 2015 avec un objectif national de 800 000 apprentis.
Abattement sur la base de la CSG-CRDS
Le taux de l’abattement
d’assiette applicable à la base de la GSG et de la CRDS sur les
revenus d’activité et assimilés est passé de 3 % à 1,75 %. En
d’autres termes, la CSG et la CRDS sont donc calculées non plus sur
une assiette de 97 % mais sur une assiette de 98,25 %. En outre, ne
bénéficient plus de l’abattement les sommes au titre de l’épargne
salariale et de l’actionnariat salarié, les contributions patronales
de retraite supplémentaire et de prévoyance complémentaire.
Revalorisation en avril des prestations familiales
Les
prestations familiales ne sont pas revalorisées le 1er janvier 2012
mais le seront le 1er avril 2012, à concurrence de 1 %. Le revenu de
solidarité active (RSA) est revalorisé de 1,7 %.
Plafonnement des indemnités journalières
Les indemnités
journalières versées par l’assurance-maladie sont plafonnées à 41,38
€ brut par jour par la loi de financement de la sécurité sociale
(LFSS) (antérieurement 48,43 €). Les fonctionnaires sont frappés par
un jour de carence non indemnisé.
Une convention collective pour les services à la personne
Une convention collective a été signée en janvier 2012 entre deux
syndicats salariés, et la Fédération du service aux particuliers
ainsi qu’avec la Fédération des services à la personne et de
proximité. La convention devrait faire l’objet d’un arrêté
d’extension par le Ministère du travail, à effet de janvier 2013
selon les spécialistes des Echos.
Janvier 2012
Un nouveau prélèvement pour les retraites-chapeau
La
fiscalité des retraites-chapeau est durcie par la loi de finances.
Il est prévu une nouvelle tranche à 21 % pour les retraites-chapeau
de plus de 24 000 € par mois.
Négociation obligatoire pour l'égalité femmes/hommes
Toutes les entreprises d'au moins 50 salariés doivent conclure un accord collectif concernant l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Alternativement, elles peuvent élaborer un plan d'action.
Les indemnités de rupture davantage taxées
Le plafond d'exonération est abaissé en 2012 pour les indemnités de rupture du contrat de travail.
Taxation de l’intéressement
Les entreprises seront taxées à 8
% au lieu de 6 % sur les sommes versées au titre de l’intéressement
et de la participation.
Allégement des charges Fillon
Le calcul des exonérations de
cotisations pour les heures supplémentaires va être pris en compte
dans le calcul des allégements de charges sur les bas salaires.
Toutefois les salariés bénéficient toujours de l’exonération de
l’impôt sur le revenu et des cotisations sociales.
Smic et plafonds de sécurité sociale
Le Smic est passé à 9,22
€ brut de l’heure, soit + 0,3 % et 1 398,37 € par mois. Le Smic
avait déjà augmenté de 2,1 % le 1er décembre 2011. Le plafond
mensuel de sécurité sociale est passé de 2 946 € à 3 031 € par
mois.
Le revenu de solidarité active (RSA)
Le revenu de solidarité
active (RSA) passe de 467 € par mois pour une personne seule sans
enfant à 474 €, soit une revalorisation de 1,7 % pour 2012 en
fonction de l’évolution prévue de l’inflation.
Prestations familiales
Les aides au logement et les
prestations familiales augmenteront de 1 % en 2012 et la
revalorisation des allocations familiales est repoussée au 1er avril
2012.
Augmentation des retraites
Les pensions de retraite seront
revalorisées le 1er avril 2012 en fonction de l’inflation
prévisionnelle de 1,2 % pour 2012, majorée de la hausse moyenne des
prix effectivement constatée en 2011.
Les indemnités de rupture soumises à cotisation
Les
indemnités de rupture seront soumises à cotisations sociales au-delà
d’un seuil de 72 500 €.
Réforme des retraites
Pour les salariés du privé comme pour
les fonctionnaires, le prochain relèvement de l’âge légal de la
retraite est prévu le 1er juillet 2012 en application de la réforme
de 2010. En revanche, en application de la réforme de 2003, le
nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite à
taux plein passe de 163 à 164 (41 ans) pour tous ceux qui sont nés
en 1952. Pour ceux qui sont nés en 1953 et 1954, le prochain passage
est prévu à 165 trimestres.
Hausse du Smic
Le Smic est revalorisé de 2,1 % au 1er
décembre 2011, en raison d'une augmentation de l'inflation de 2,1 %
sur un an. Le salaire minimal passe de 9 € brut de l’heure à 9,19 €,
soit 1 393,82 € bruts par mois pour 35 heures (antérieurement 1 365
€). Lors de sa précédente revalorisation, le Smic avait augmenté de
1,6 % en passant de 8,86 € à 9 € le 1er janvier 2011. On compte 2,3
millions de Français rémunérés au Smic.
Une refonte des aides pour les handicapés
L’AGEFIPH qui gère
l’insertion professionnelle des personnes handicapées réforme en
2012 l’aide à l’embauche et au maintien dans l’emploi. Une aide à
l’insertion professionnelle se substituera au 1er janvier aux aides
forfaitaires à l’embauche. Cette aide concerne les publics
prioritaires, notamment les handicapés chômeurs de longue durée
ainsi que les handicapés de plus de cinquante ans.
Report de la date de départ en retraite
Le gouvernement
propose d’avancer d’un an la réforme des retraites afin que l’âge de
62 ans s’applique en 2017 au lieu de 2018. Concrètement, pour ceux
qui sont nés en 1952, avec la réforme de 2010, le départ était
possible à 60 ans huit mois. Avec la nouvelle phase transitoire, ils
pourront partir à 60 ans 9 mois. Pour ceux qui sont nés en 1953,
avec la réforme de 2010, le départ était possible à 61 ans. Avec la
nouvelle phase transitoire, ils pourront partir à 61 ans 2 mois….
Revalorisation des pensions
Les pensions de vieillesse seront
désormais revalorisées au 1er avril en fonction de l’évolution
prévisionnelle des prix. Les pensions de retraite ne sont pas
affectées par l’indexation des prestations sociales sur le niveau de
la croissance au lieu du niveau de prix.
Revalorisation des prestations sociales
Les prestations
familiales et les aides au logement seront revalorisées au 1er avril
2012 non plus en fonction de l’évolution.
Novembre 2011
Le crédit d’impôt famille
Ce crédit d’impôt concerne toutes les
entreprises, quel que soit leur activité ou leur statut juridique. Il
permet de déduire le financement de structures assurant l’accueil des
enfants de moins de trois ans (crédit d’impôt de 50 %) et la prise en
charge partielle des chèques emploi-service universels (Cesu) (crédit
d’impôt de 25 %).
Le chômage croît dans les pays riches
Selon l’Organisation pour
la coopération et le développement économiques (OCDE), le taux de
chômage reste obstinément élevé dans la zone des membres de l’Ocde. Pour
l’ensemble de la zone, le taux de chômage n’a diminué que de 0,6 %
depuis son pic d’octobre 2009. Il s’élevait en juillet 2011 à 8,2 % en
moyenne avec un taux de 21,2 % en Espagne, de 9,9 % en France, de 7,8 %
au Royaume Uni et de 6,1 % en Allemagne.
Les arrêts maladie diminués
Le projet de loi de financement de la
sécurité sociale (PLFSS) prévoit une réduction des indemnités pour arrêt
maladie qui devrait entraîner 220 millions d’économies pour 2012. Le
taux de remplacement restera pratiquement identique au taux actuel en
cas d’accident du travail mais, en cas de maladie, il passera à 60 % du
salaire net en 2012 au lieu de 50 % du salaire brut.
Une hausse du chômage en 2012 ?
Pôle emploi prévoit une hausse du
chômage en 2012 si la croissance s’établit à 1,4 % - base de la
prévision du FMI. En revanche, si la croissance atteint 1,75 %,
hypothèse du budget 2012, on compterait 5 000 chômeurs de moins en
catégorie A et 12 000 chômeurs de moins en catégories A, B, C.
Cumuler une pension et une activité
Si l’on touche une pension à
taux plein, on peut cumuler intégralement sa pension et les revenus de
son activité.
Retraite : les chômeurs ont des droits accrus
En application du
décret du 1er août 2011, la première période de chômage non indemnisé
permet de valider jusqu’à six trimestres pour les périodes de chômage
intervenues depuis le 1er janvier 2011.
Le revenu de solidarité active (RSA)
jeunes réformé
Le revenu de
solidarité active (RSA) pour les jeunes est composé du Rsa socle pour
les jeunes sans emploi ayant travaillé deux ans dans les trois dernières
années et du Rsa activité qui est un complément de revenus pour les
jeunes ayant un emploi faiblement rémunéré. Il y avait simplement 10 200
bénéficiaires de 18 à 25 ans au 30 juin 2011 et la ministre des
solidarités souhaite alléger le dispositif et le réformer.
Les arrêts maladie en cours de réforme
Le projet de décret
modifiant le calcul des indemnités journalières pour les arrêts maladie
et arrêts de travail a été transmis au Conseil d’administration de
l’assurance-maladie.
Octobre 2011
Le partage des salariés encouragé
Les partenaires sociaux
négocient sur les groupements d’employeurs afin de mettre au point des
règles nouvelles de fonctionnement de ces groupements et ce avant le 1er
novembre.
L’Allocation adulte handicapée (AAH) jusqu’à 62 ans
L’âge de la
fin de droit à l’Allocation adulte handicapé (AAH) est reporté
progressivement jusqu’à 62 ans au lieu de 60 ans pour les personnes nées
à partir du 1er juillet 1951. Il en est de même pour les bénéficiaires
du revenu de solidarité active (RSA).
Retraite : le taux plein avec 166 trimestres
Il faut cotiser 166
trimestres pour les personnes nées en 1955 pour obtenir le taux plein.
Réforme de l’assurance-maladie
La nouvelle convention signée
entre la sécurité sociale et les médecins a des conséquences
significatives pour les assurés sociaux. De nouvelles consultations sont
créées en particulier une visite longue au domicile des patients
atteints d’une maladie neurodégénérative. Les médecins pourront
bénéficier d’une rémunération supplémentaire annuelle lorsqu’ils
atteindront certains objectifs de santé publique ou de réduction des
prescriptions.
Des honoraires médicaux avec dépassements
Le secteur optionnel
devrait concerner à partir du 1er janvier 2012 les médecins à honoraires
libres de chirurgie, anesthésie et gynécologie obstétrique. Les
volontaires devront réaliser 30 % au moins de leurs actes au tarif
conventionnel et pour les autres, limiter les dépassements. Le site
www.ameli-direct.fr permet de comparer les honoraires et les
remboursements.
La prime pour l’emploi gelée
Le barème de la prime pour l’emploi
doit être gelé dans le projet de loi de finances (PLF) 2012. Cette prime
est un crédit d’impôt en faveur des foyers actifs dont les revenus
d’activité se situent entre 0,3 et 1,4 Smic pour un célibataire (le
double pour un couple marié). L’Inspection générale des finances a jugé
que cette dépense fiscale est peu efficiente et fait double emploi en
partie avec le revenu de solidarité active (RSA), dans certains cas. On
comptait 7,2 millions de bénéficiaires de la PPE en 2010.
Revalorisation des prestations sociales
Les prestations
familiales devraient être augmentées de 2,35 % en 2012 pour compenser le
surcroît d’inflation en 2010. L’inflation prévue en 2012 est de 1,75 %.
La hausse serait de 2,35 %, y compris le rattrapage de 0,6 %.
L’augmentation de la dépendance
La ministre de la protection
sociale a déclaré que la contribution de l’assurance maladie aux soins
dans les établissements pour personnes âgées et handicapées augmentera
de 3,8 % en 2012.
SEPTEMBRE 2011
Record d’heures supplémentaires
Les heures supplémentaires
effectuées au second trimestre 2011 ont battu un record avec 186
millions d’heures déclarées. Le volume des heures supplémentaires a
progressé de 5,8 % au deuxième trimestre après une progression de 5,7 %
au trimestre précédent.
Baisse du nombre de plans sociaux
En 2008, les plans de
sauvegarde de l’emploi déposés en France se sont élevés à 1 061. Ils ont
atteint un pic de 2 245 pour l’année 2009. L’année 2010 a vu un retour à
la normale avec 1 195 plans de sauvegarde de l’emploi. Au premier
semestre de cette année, on a enregistré seulement 507 plans de
sauvegarde.
Hausse du chômage
Le chômage a augmenté de 1,3 % en juin 2011 et
de 1,4 % en juillet 2011. On comptait au 31 juillet 2011 un effectif de
2,75 millions de chômeurs de catégorie A, c’est-à-dire sans emploi ni
activité réduite (progression de 2,8 % en un an). En ajoutant les
personnes ayant une activité réduite, le nombre de demandeurs d’emploi
s’élevait en juillet à 4,13 millions en France métropolitaine (soit une
progression de 24 300 en juillet 2011).
Des simulateurs de retraite
Il existe désormais des simulateurs
de retraite sur Internet et notamment le simulateur « Ma retraite en
ligne » créé par des organismes de retraite à travers le GIP-Info
retraite.
Relèvement de l’âge de départ à la retraite
L’âge légal de départ
à la retraite a été retardé de 4 mois depuis le 1er juillet 2011. Il
contraint ainsi certains salariés nés après le 30 juin 1951 et ayant
toutes leurs annuités de cotisations de prolonger de quatre mois leur
activité professionnelle. Il en est de même pour certains chômeurs qui
devront différer leur passage du chômage à la retraite.
Départ à la retraite : le décret publié
Le décret portant la
durée de cotisation à 166 trimestres pour les générations nées à partir
de 1955 a été publié au Journal Officiel du 2 août. Il stipule que « la
durée d’assurance nécessaire pour bénéficier d’une pension de retraite à
taux plein et la durée des services et bonifications nécessaires pour
obtenir le pourcentage maximum d’une pension civile ou militaire de
retraite sont fixées à 166 trimestres pour les assurés nés après 1955 ».
Le taux de surcote appliqué pour tout trimestre supplémentaire travaillé
au-delà des conditions légales est fixé à 1,25 % par trimestre.
De nouveaux droits pour les adultes handicapés
Un décret du 16
août 2011 modifie les conditions d’attribution de l’Allocation adulte
handicapée (AAH). Si la durée de l’allocation est limitée à cinq ans,
elle est dorénavant accordée à toute personne ayant un taux d’incapacité
compris entre 50 et 79 % pour laquelle est reconnue une restriction
substantielle et durable pour l’accès à l’emploi.
Diminution des métiers pour les non Européens
La liste des
métiers ouverts aux étrangers non Européens est réduite de moitié.
Août 2011
Les entreprises utilisent beaucoup la médiation
Les entreprises
recourent à la médiation pour la gestion des conflits avec d’autres
entreprises mais aussi en matière de contrats mal exécutés.
Pas de hausse du Smic
La faible hausse des prix à la consommation en
juin a été trop limitée pour provoquer la hausse du Smic au 1er août. Le
Smic reste fixé à 9 € de l’heure.
Dépendance : la réforme à l’automne
La réforme de la dépendance fera
l’objet d’arbitrage au cours des prochains mois. Parmi les objectifs, il
faut réduire la somme qui reste à la charge des personnes âgées dans les
maisons de retraite médicalisées.
Développement de l’alternance
Ce texte conforte l’encadrement des
stages en entreprises et les droits des stagiaires. Il permet également
l’entrée en apprentissage d’un jeune ayant achevé sa classe de troisième et
atteignant ses quinze ans.
La prime dividende adoptée
La loi de financement de la sécurité
sociale rectificative pour 2011 crée la prime dividende qui doit être versée
par toutes les entreprises de plus de 50 salariés dont les dividendes versés
aux actionnaires en 2011 sont en progression par rapport à la moyenne des
années antérieures. Le montant de la prime est négocié. La prime est
exonérée de charges jusqu’à un montant de 1 200 €.
JUILLET 2011
Retraite complémentaire : ce qui change
La valeur annuelle du point
Arrco est de 1,2135 € et celle du point Agirc de 0,4233 € depuis le 1er
avril 2011. Ceux qui sont nés avant le 1er juillet 1951 ont droit en
principe aux retraites complémentaires sans abattement à 65 ans. Au 1er
juillet 2011, l’âge auquel on peut demander sa retraite complémentaire sans
abattement est de 65 ans et 4 mois pour ceux qui sont nés au second semestre
1951. Les complémentaires sans abattement avant 65 ans sont possibles si
l’on a l’âge et le nombre de trimestres requis. L’âge normal de départ à la
retraite est de 60 ans pour ceux qui sont nés avant le 1er juillet 1951 et
de 60 ans et 4 mois pour ceux qui sont nés au cours du deuxième trimestre
1951.
La retraite à taux plein pour les parents de trois enfants et les
assurés ayant un handicap
Les aidants familiaux, les assurés handicapés
ainsi que les parents d’au moins trois enfants peuvent bénéficier du
maintient du taux plein de leur retraite à 65 ans sous certaines conditions.
Ainsi, pour les parents d’au moins trois enfants nés entre le 1er juillet
1951 et le 31 décembre 1955, les assurés doivent avoir interrompu ou réduit
leur activité professionnelle et avoir validé auparavant un nombre minium de
huit trimestres d’assurance (décret 2011-620 du 31 mai 2011).
Pas d’assurance dépendance obligatoire
Le risque de dépendance des
personnes âgées ne sera pas couvert par une assurance privée obligatoire.
L’assurance restera complémentaire et facultative « à partir d’un socle de
solidarité » selon le Premier ministre.
Des grilles salariales sous le Smic
Selon des documents officiels, un
salarié sur quatre travaillant dans une des 175 branches de plus de 5 000
salariés ressortaient d’une grille salariale qui commençait au-dessous du
Smic. En fait, cette situation va écraser la grille conventionnelle et
limiter les perspectives d’évolution des rémunérations bien que tous les
salariés soient rémunérés au-delà du Smic.
Congé paternité : vers une augmentation
Un rapport officiel de l’IGAS
préconise un congé paternité facultatif d’un mois. Actuellement, le congé
paternité de 11 jours est pris par les deux tiers des pères.
Réduction du déficit de la sécurité sociale
Le déficit de la sécurité
sociale ne devrait être que de 19,5 milliards en 2011 contre 23,9 milliards
en 2010 en raison de l’augmentation de la masse salariale.
Le congé maternité compte dans la retraite
Les indemnités de congé
maternité vont être prises en compte dans le calcul de la retraite pour le
secteur privé et pour les assurés dont le congé maternité débute à compter
du 1er janvier 2012 (application du décret 2001-408 du 15 avril 2011).
Donations non imposables tous les dix ans
Les députés ont accepté
d’autoriser le renouvellement tous les dix ans de l’exonération des droits
de mutation sur les dons inférieurs à 31 865 €. Ce don peut concerner les
enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants ou neveux et nièces à défaut
de descendances. En cas de dons à un enfant, le parent devra avoir moins de
80 ans.
Une nouvelle indemnisation du chômage
Une convention nouvelle est
applicable pour les ruptures de contrats de travail qui ont pris effet
depuis le 1er juin 2011. L’indemnisation est effectuée sur la base d’un jour
indemnisé pour un jour travaillé avant la rupture du contrat dans la limite
de trois ans pour les 50 ans et plus. L’allocation de chômage saisonnier est
calculée sans coefficient réducteur.
Congé de présence parentale renouvelable
Tout salarié peut bénéficier
d’un congé de présence parentale de 310 jours ouvrés maximum sur trois ans
en cas de maladie, d’handicap ou d’accident d’un enfant à charge. Le
renouvellement est possible en cas de rechute ou de récidive de la
pathologie de l’enfant (loi de simplification du droit du 17 mai 2011 –
article 42).
Elargissement du chèque emploi-service
Le chèque emploi-associatif et
le chèque emploi-universel peuvent être utilisés pour déclarer des salariés,
payer des cotisations mais aussi pour rémunérer le salarié. A partir de
2012, l’indemnité de congé payé ne sera pas incluse dans le chèque.
Baisse du taux de chômage
L’Insee évalue à 9,2 % le taux de chômage
en métropole à la fin du premier trimestre 2011, soit 0,1 % de moins qu’à la
fin 2010.
Préretraite pour les chauffeurs de poids lourds
Les conducteurs
routiers bénéficient d’un régime de préretraite qui leur permet d’arrêter
leur activité cinq ans avant le départ officiel en retraite. Ce dispositif
de cessation anticipée d’activité est provisoirement maintenu avec un âge
d’entrée qui passe à 57 ans.
JUIN - MAI 2011
Le relèvement des "minimums" conventionnels
En application d’un décret
du 31 décembre 2010, lorsqu’un accord de branche fixe un minimum
conventionnel inférieur au Smic, les entreprises restent autorisées à
calculer l’allégement de charges sur le Smic. Ce mécanisme de
conditionnalité est reporté au 1er janvier 2013.
Vers un développement de l’alternance
Le quota de jeunes en
alternance devrait passer de 3 % à 4 % dans les entreprises de plus de 250
salariés. L’apprentissage sera renforcé et assoupli. Le texte autorise deux
employeurs saisonniers à embaucher un apprenti.
L’année de naissance fixe les règles
Pour la retraite, le nombre de
trimestres requis pour percevoir la retraite de base à taux plein est fixé
selon l’année de naissance, selon le décret publié en décembre 2010. Les
individus nés du 1er juillet au 31 décembre 1951 pourront prendre leur
retraite à 60 ans et 4 mois. Elle sera calculée à taux plein s’ils ont
acquis dans l’ensemble des régimes au moins 163 trimestres. Pour les
personnes nées en 1952, la retraite peut être prise à taux plein à 60 ans et
8 mois à condition de justifier de 164 trimestres validés.
Vers une hausse anticipée du Smic
Une hausse anticipée du Smic de 2 %
interviendra dès que la hausse de prix atteindra 2 % en glissement depuis la
dernière revalorisation du Smic depuis le 1er janvier 2011. D’après les
experts, cette hausse du Smic devrait intervenir au 1er juillet 2011.
Pas de baisse du chômage
L’Institut OFCE anticipe un nombre de
créations d’emplois dans le secteur marchand de 92 000 en 2012, ce qui
entraînerait une certaine hausse du chômage.
Certains emplois non pourvus
En dépit du chômage, il y a des emplois
non pourvus et qui sont difficiles à pourvoir. Selon Pôle emploi (Etudes des
besoins en main d’œuvre – 5 avril 2011), il en est notamment ainsi pour les
aides à domicile et les aides ménagères, pour les cuisiniers, les
infirmiers, les employés de maison et dans une moindre mesure pour les
attachés commerciaux, les informaticiens et les serveurs de café ou de
restaurant.
Un accompagnement renforcé vers l’emploi
Un projet d’accord du 7
avril 2011 propose des mesures d’accompagnement vers l’emploi pour 65 000
jeunes en 2011. Les jeunes se formeront grâce à la préparation
opérationnelle à l’emploi et devraient acquérir une qualification par
l’alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation).
9,1 % : chômage prévu
L’Insee prévoit que l’économie française
devrait créer 78 000 postes au premier semestre 2011. Le chômage devrait se
stabiliser à 9,1 % en France métropolitaine en juin 2011 (9,5 % y compris
les DOM).
AVRIL 2011
Exonération de cotisations retraite
Les contributions patronales
finançant des régimes de retraite supplémentaires collectifs et obligatoires
sont exonérées de cotisations sociales dans la limite de 5 % du plafond de
sécurité sociale (soit 1 767,60 € et de 5 % de la rémunération brute soumise
à cotisation retenue dans la limite de cinq fois le plafond de sécurité
sociale (soit une exonération maximale de 8 838 € pour un salarié). On
retient la limite la plus élevée.
Déductibilité de cotisations retraite
Les contributions patronales et
salariales finançant des régimes de retraite supplémentaires sont non
imposables et déductibles du revenu dans la limite de 8 % de la rémunération
annuelle brute retenue à concurrence de 8 fois le plafond annuel de la
sécurité sociale. La limite maximale absolue est donc de 22 625 € en 2011.
Les contributions finançant des régimes de prévoyance complémentaire
collectifs et obligatoires sont non imposables et déductibles du revenu
imposable dans la limite de 7 % du plafond de la sécurité sociale (soit 2
275 €) majorés de 3 % de la rémunération annuelle brute. Toutefois, la
limite d’exonération ne peut dépasser 3 % de huit fois le plafond annuel de
la sécurité sociale (soit 8 484 € en 2011).
Taxe de 8 %
Les cotisations patronales dues au titre des stock
options et des attributions gratuites d’actions ont été portées à 8 % par la
loi de financement de la sécurité sociale.
Validation de périodes pour la retraite
Les professionnels
indépendants peuvent valider des périodes d’activité professionnelles
antérieures à la mise en vigueur du régime d’assurance vieillesse dont
relève l’activité en cause. Les cotisations sont égales à celles du
versement pour la retraite (code SS D742-13). Les non salariés ayant
travaillé à l’étranger peuvent également racheter des cotisations de
retraite (code SS D742-15).
Participation et épargne
Un même salarié ne peut recevoir au titre de
la participation répartie en 2010 un montant supérieur à 25 965 €. En ce qui
concerne les primes d’intéressement, la déductibilité est limitée à 17 310
€. L’abondement pour un PEE est déductible dans la limite de 2 770 €. Le
plafond de l’abondement à un Perco s’établit à 5 539 € pour 2010.
Lettre recommandée électronique
Les lettres recommandées qui
concernent la conclusion ou l’exécution d’un contrat peuvent être envoyées
par courrier électronique. Les modalités d’application sont précisées dans
le décret 2011-144 du 2 février 2011. Cette procédure peut s’appliquer au
contrat de travail.
Accords Agirc / Arrco
Le passage de 60 à 62 ans de l’âge légal
d’ouverture des droits et de 65 à 67 ans de la retraite sans décote avait
des conséquences favorables sur les régimes Agirc/Arrco. Il est prévu une
bonification de 10 % des pensions des assurés qui ont trois enfants ou plus.
L’avantage familial serait plafonné en contrepartie à 1 000 € par an pour
l’ensemble de la part complémentaire. Les pensions seront versées chaque
mois. Les pensions de réversion des veufs et des veuves ne seraient pas
réduites.
Une hausse des salaires modérée
Pour Daniel Fortin des Echos, « la
modération salariale reste de mise. Les experts estiment que les
augmentations de salaire dans le secteur privé devraient être plafonnées à
2,6 % en 2011.
L’Organisation pour la coopération et le développement économiques
(OCDE) pour le relèvement de l’âge légal de départ
Les économistes de
l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE)
viennent de publier un rapport selon lequel « pour la plupart des pays de
l’Ocde, la viabilité financière n’est pas garantie si les âges de départ à
la retraite ne sont pas augmentés au-delà des dispositions actuelles. Pour
la France, l’espérance de vie à l’âge effectif de sortie du marché du
travail s’établissait en 2009 à 27 ans pour les femmes et à 22 ans pour les
hommes (pour l’Allemagne, les chiffres sont respectivement de 24 ans et 19
ans).
MARS 2011
Stabilisation des effectifs de l’alternance
Le ministère du travail a
enregistré en 2010 plus de 435 000 entrées en apprentissage (287 000) et en
contrats de professionnalisation (148 000). La crise n’a pas provoqué un
effondrement. Le gouvernement prévoit un objectif de 800 000 jeunes en
formation en 2015. C’est dans la fonction publique que la proportion
d’apprentis est la plus faible.
Succès des heures supplémentaires
Le volume des heures
supplémentaires déclarées a augmenté au 4ème trimestre 2010. La progression
particulièrement élevée dans les entreprises comptant moins de dix salariés
traduit le remplissage des carnets de commandes.
110 000 emplois créés en 2010
Selon l’Insee, les créations nettes
d’emplois ont atteint 110 000 en 2010 dans les secteurs marchands. Après
sept trimestres consécutifs de repli, l’emploi marchand s’est redressé début
2010. Il s’agit essentiellement d’emplois liés à l’intérim.
L’objectif des dépenses d’assurance maladie tenu
La progression des
dépenses de santé remboursées en 2010 aura été d’un peu moins de 3 %. La
progression est essentiellement le fait de l’activité des hôpitaux avec un
dépassement de 400 millions. En 2011, l’enveloppe budgétaire allouée aux
hôpitaux et cliniques va progresser de 2,8 %.
L’indemnisation des chômeurs en formation longue
Le ministre du
travail a annoncé que les chômeurs en fin de droits devraient avoir accès à
la rémunération de formation de Pôle Emploi avec une indemnisation moyenne
de 25 € par jour.
Février 2011
La réduction Fillon annualisée
La réduction de cotisations Fillon
n’est plus calculée mois par mois mais elle est désormais annualisée afin de
lisser l’ensemble des éléments exceptionnels de rémunérations (décrets
2010-1777 et 2010-1779).
Décrets sur la retraite
De nombreux décrets ont été signés le 30 et
le 31 décembre 2010 en ce qui concerne l’application de la réforme des
retraites, notamment sur les conditions de l’âge d’ouverture des droits, sur
la retraite anticipée et sur le rachat des années d’études ou d’activité.
Accompagnement d’un proche en fin de vie
Pour accompagner un proche
en fin de vie, les salariés, non salariés et chômeurs peuvent bénéficier
d’une allocation journalière d’accompagnement d’un montant de 53,17 € par
jour et pendant une période maximale de 21 jours. L’allocation est financée
par le régime d’assurance-vie de l’accompagnant (décret n° 2011-50 du 11
janvier 2011 relatif au service de l'allocation journalière d'accompagnement
d'une personne en fin de vie et au congé de solidarité familiale). Le congé
de solidarité familiale permet de cesser le travail pendant une période
maximale de trois mois avec un renouvellement mais sans indemnisation.
Les services à domicile
Si l’on a besoin d’une aide à domicile de
toute nature (livraison de repas, aide ménagère, téléalarme….) le centre
communal d’action sociale (CCAS) est la première structure à contacter. En
outre, il existe souvent un Centre local d’information et de coordination
(Clic). L’adresse des clics est disponible sur Internet sur le site :
http://clic-info.personnes-agees.gouv.fr/clic/repclic/construireRechercher.do
Augmentation des cotisations pour les salariés à domicile
Depuis
plusieurs années, les particuliers qui emploient un salarié à domicile
(femme de ménage, aide ménagère, garde d’enfants…) bénéficiaient d’un
abattement de 15 % sur les cotisations patronales s’ils avaient opté pour la
déclaration sur le salaire réel. Depuis le 1er janvier 2011, cet abattement
a disparu. Les employeurs qui maintiennent les déclarations basées sur le
salaire réel vont supporter un surcoût. En contrepartie, ils bénéficieront
d’un crédit d’impôt majoré qui sera récupérable en 2012 sur les revenus
2011. En définitive, le surcoût ne sera que de 50 % de l’augmentation de
l’assiette.
Les entreprises d’aide à domicile inquiètes
L’Union nationale de
l’aide, des soins et des services aux domiciles s’élève contre les
exonérations de cotisations sociales que ces organismes ont perdu depuis le
1er janvier. En outre, les collectivités locales ont tendance à diminuer
leur financement.
Janvier 2011
Le forfait social à 6 %
Les primes versées au titre de la
participation ou de l’intéressement aux bénéfices sont désormais assujetties
au forfait social qui est passé à 6 % à compter du 1er janvier 2011.
La réduction Fillon annualisée
Les employeurs sont désormais soumis à
l’annualisation de la réduction Fillon qui était calculée par mois jusqu’au
31 décembre 2010. La stratégie consistant à verser des primes élevées une ou
deux fois dans l’année n’entraîne donc plus un effet d’aubaine.
Abattement de 3 % CSG, CRDS plafonnés
L’abattement de 3 % sur les
revenus d’activités salariés à appliquer pour le calcul de la CSG et de la
CRDS est plafonné en 2011.
Relèvement des cotisations accidents du travail
Les cotisations
patronales au titre des accidents du travail et des maladies
professionnelles seront relevées de 0,1 % à compter du 1er janvier 2011.
Plafonnement de l’exonération des indemnités de rupture
L’exonération
des indemnités de rupture de contrat de travail est plafonnées à trois fois
le plafond annuel de la sécurité sociale.
Perte de l’abattement pour emploi à domicile
Les particuliers
employeurs qui déclarent leur employé de maison au salaire réel perdent le
bénéfice de l’abattement de 15 % sur les cotisations patronales.
Les allocations familiales augmentent de 1,5 %
La base des
prestations familiales est revalorisée de 1,5 % au 1er janvier 2011. Les
allocations familiales de base s’élèvent à 126,41 € par mois avant CRDS pour
deux enfants à charge et à 288,38 € pour trois enfants. Le revenu de
solidarité active (RSA) s’élève désormais à 466,99 € par mois pour une
personne seule sans enfant et à 700,49 € pour une personne seule avec un
enfant ou un couple sans enfant.
Les nouveaux plafonds
Le plafond mensuel de la sécurité sociale
s’établit à 2 946 € pour 2011. L’abondement maximal de l’employeur pour
l’épargne salariale est égal à 2 828 € pour le PEE et à 5 656 pour le plan
d’épargne retraite collectif (PERCO).
Le Smic à 9 €
Le nouveau montant horaire brut est fixé à 9 euros
(contre 8,86 euros en 2010). Pour un salarié dont la durée du travail est
la durée légale hebdomadaire (35 heures), le salaire mensuel minimum
s’élève à partir du 1er janvier 2011 à 1 365 euros brut par mois.
Les aides à la TNT
Dans le cadre du passage obligatoire à la
télévision tout numérique pour recevoir gratuitement les 18 chaînes de la
Télévision numérique terrestre (TNT), le site "www.tousaunumerique.fr"
permet de connaître les différentes aides financières proposées aux
téléspectateurs afin de couvrir tout ou partie des frais nécessaires à
l’adaptation ou au changement de l’installation de réception de la
télévision.
Les conseils pratiques de la DGCCRF
Pour des fêtes réussies, la
direction générale de la consommation a mis à la disposition de tous un
dossier très bien présenté et ô combien utile. A télécharger sur le site :
www.minefi.gouv.fr/directions_services/dgccrf/documentation/publications/brochures/2010/brochure_fete_reussie2010.pdf.
En cas de difficultés, pour que les lendemains de fête ne soient pas gâchés,
consulter : résoudre un litige, disponible sur internet :
http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/contacts.htm. Si vous souhaitez bénéficier
d’une assistance téléphonique, 3939 vous mettra en relation avec le service
compétent : Allo, service public 3939, prix d’un appel local à partir d’un
poste fixe.
Délai prorogé pour l’indemnisation de l’amiante
Le délai d’ouverture
d’un dossier auprès du fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante a été
porté de 4 à 10 ans par la loi de financement de la sécurité sociale.
Réforme des majorations pour enfants
Les majorations pour enfants
dans le cadre des retraites complémentaires du secteur privé devraient être
réformées. Toutefois, la solution ne concerneraient que les enfants à
naître.
Décembre 2010
Modification du calcul des indemnités journalières
Les règles de
calcul des indemnités journalières de sécurité sociale sont modifiées pour
les assurés à partir du 1er décembre 2010. Pour les maladies non
professionnelles, les indemnités journalières sont égales à 1/91,25 du
montant des trois dernières payes antérieures à la date de l’interruption de
travail. Jusqu’alors, il s’agissait de 1/90. Les indemnités journalières
sont donc diminuées mais les employeurs sont souvent amenés à indemniser en
plus des indemnités journalières. Pour les accidents du travail ou
assimilés, le salaire journalier de base est dorénavant égal à 1/30,42 du
montant de la dernière paye mensuelle. Antérieurement, il s’agissait du
1/30e de la dernière paye. Le montant maximum est légèrement revu à la
baisse. Il est égal à 47,42 € par jour dans le cas général de maladies
professionnelles. Pour les accidents du travail, l’indemnité journalière
maximale est de 173,23 € par jour pour les 28 premiers jours d’arrêt de
travail et de 230,98 € à partir du 29ème jour.
Les stages précisés
Les stages étudiants en entreprise font l’objet
d’une réglementation précisée par le décret 2010-956 du 25 août 2010. Les
stages hors cursus universitaire sont interdits. Les stages intégrés à un
cursus doivent répondre à des conditions strictes fixées dans le décret.
Pour la ministre, « un diplômé qui a terminait ses études doit avoir un
contrat de travail ; un étudiant en cours d’études doit pouvoir faire autant
de stages qu’il le souhaite, que ceux-ci soient obligatoires ou non. La
rémunération est obligatoire au-delà de deux mois de stage.
Les ménages face aux dépenses de santé
La part des dépenses non
prises en charge par la sécurité sociale (et restant à la charge des
ménages) augmente régulièrement. En moyenne, elle s’élevait à 2,85 % en
1995. En 2009, elle atteint 3,3 % du revenu des ménages. Toutefois, pour les
soins courants, hors affections de longue durée (ALD), la prise en charge
par l’assurance-maladie n’est que de 55 %. Statistiquement, pour 10 % des
assurés, les soins de ville restant à leur charge représentent moins de 25 €
par an.
Le statut difficile des aidants familiaux
Les aidants familiaux
représentent 6 à 8 % de la population active. En 2020, on estime qu’ils
seront près de 15 % ce qui implique une redistribution des priorités et des
enjeux économiques et sociaux importants.
6,9 milliards pour les adultes handicapés
L’allocation aux adultes
handicapés (AAH) représentera un budget de 6,9 milliards en 2011. Cette
allocation de 712 € par mois au maximum garantit un minimum de ressources
aux personnes justifiant d’un taux d’incapacité d’au moins 50 %.
NOVEMBRE 2010
Les niches sociales évaluées
Le Conseil des prélèvements obligatoires
qui dépend de la Cour des comptes vient d’évaluer le coût des niches
sociales pour les entreprises. Pour 2010, il estime que les allégements
généraux de charges sociales représentent 22,1 milliards. Les dispositifs en
faveur de l’épargne salariale coûteraient 9 milliards et ceux en faveur de
la protection sociale complémentaire 8,9 milliards.
Les stock-options sont-ils efficaces ?
Selon une étude de F. Derien
et de C. Perignon, dans Enjeux Les Echos d’octobre 2010, les stock-options
peuvent inciter les dirigeants à prendre des risques excessifs. Dans
certains cas, la valeur des options peut être manipulée. Il faut en toute
hypothèse la présence d’un Conseil d’administration soucieux de bien
protéger les intérêts des actionnaires.
Les retraites chapeau sur la sellette
Les retraites chapeau
constituent une retraite surcomplémentaire, conçue à l’origine pour les
mandataires sociaux. Ce dispositif intéresse de plus en plus de cadres
dirigeants. Les retraites sont frappées actuellement d’une contribution
salariale de 14 % et une taxe additionnelle de 30 % pour les rentes
supérieures à 275 000 €.
La prime pour l’emploi gelée
La prime pour l’emploi concerne les
personnes qui perçoivent entre 3 743 € et 17 451 € de revenus d’activité
pour un célibataire. Le revenu fiscal de référence du foyer ne doit pas
dépasser 16 251 € pour un célibataire. Pour un couple marié dont seul un
conjoint travaille, le revenu fiscal de référence ne doit pas excéder 32 498
€ et le revenu d’activité, 26 572 €. Le barème n’est pas réactualisé par la
loi de finances pour 2011.
Hausse prévue de 2,5 % pour les salaires privés
Selon l’enquête
Mercer France, les prévisions d’augmentation des rémunérations en 2011
seront de 2,50 % pour la majorité des salariés, après une croissance de 2 %
en 2010.
Moins de 9 % de chômeurs en 2012 ?
Selon le directeur général de Pôle
Emploi (La Tribune du 4 octobre 2010), « moins de 4 % de chômeurs d’ici à
2012 est une prévision raisonnable ». Il table sur une stabilisation du
nombre d’inscrits d’ici la fin de l’année.
Le chômage en France
Le chômage avait baissé en juin et juillet 2011.
Toutefois, selon la Direction des études des ministères du Travail et de
l’Emploi (Dares), il a progressé de 15 900 en août pour revenir à 2 692 500.
Pour l’ensemble des catégories A, B et C ; l’augmentation est de + 0,2 %.
Aide à l’acquisition d’une complémentaire santé
Le dispositif d’aide
à l’acquisition d’une couverture complémentaire santé sera étendu à compter
de 2011 par la revalorisation du plafond de ressources qui sera porté en
deux ans au niveau du plafond de la couverture maladie universelle (CMU)
complémentaire majoré de 30 % (au lieu de 20% actuellement).
OCTOBRE 2010
L’alternance à la hausse
Les contrats de professionnalisation (120
000 en 2009) et d’apprentissage (290 000 en 2009) sont repartis à la hausse
après une légère baisse en début d’année.
Reprise confirmée de l’emploi
Selon l’Insee (9-09-2010), l’économie
française a enregistré 26 200 créations nettes d’emploi au deuxième
trimestre 2010. Il est prévu pour 2011 des créations nettes d’emplois
salariés s’élevant à 76 000 (après 65 000 en 2010). En outre, les
statistiques mensuelles du chômage ont indiqué une amélioration pour le
second mois consécutif. Le nombre de chômeurs de catégorie A a baissé de 14
400 passant à 2 676 000 personnes. La hausse est néanmoins de 5,4 % sur une
année.
Austérité salariale
Selon l’enquête traditionnelle Hewitt France, les
salaires dans les entreprises devraient augmenter en moyenne de 2,6 % en
2010 et de 2,7 % en 2011.
Les aides pour faire garder les enfants
Plus de 700 000 familles
bénéficient en France des aides des Caisses d’allocations familiales (CAF)
pour faire garder leurs enfants de moins de six ans. Il peut s’agir des
aides pour les assistantes maternelles agréées ou des aides versés aux
parents pour des personnes qui gardent leurs enfants à domicile. Dans ce
cas, les parents reçoivent le complément du libre choix du mode de garde qui
peut atteindre 85 % du montant du salaire dans la limite d’un plafond. Dans
tous les cas, la Caisse d’allocations familiales (CAF) prend en charge 50 %
des cotisations sociales de l’employé qui garde les enfants dans la limite
de 419 € par mois jusqu’au troisième anniversaire de l’enfant et de 2010 €
entre 3 et 6 ans. En outre, les parents bénéficient d’un crédit d’impôt de
50 % des sommes déboursées dans la limite de 12 000 € par an.
SEPTEMBRE 2010
Succès du congé individuel de formation
De plus en plus nombreux sont
les salariés sollicitant un congé individuel de formation. En 2008, on a
accepté plus de 40 000 demandes de CIF. En moyenne, plus des 2/3 des
salariés ont obtenu un diplôme d’Etat ou un titre homologué à l’issue de
leur CIF.
Les ruptures conventionnelles plébiscitées
Les ruptures
conventionnelles du contrat de travail qui permettent la rupture à l’amiable
moyennant une indemnisation et l’accès au chômage sont de plus en plus mises
en œuvre dans le respect de la loi. On compte environ 20 000 homologations
chaque mois et des refus d’homologations compris entre 8 et 10 % des
demandes.
Arrêté sur le harcèlement et la violence au travail
L’arrêté
d’extension de l’accord du 26 mars 2010 sur le harcèlement et la violence au
travail est paru au Journal Officiel du 31 juillet 2010. Il devient donc
applicable à toutes les entreprises.
La fraude sociale redressée
Le bilan des contrôles réalisés par les
Urssaf en 2009 s’élève à 781 millions d’euros de redressement, soit 70 % de
plus qu’en 2008. Les anomalies concernent essentiellement le non paiement
des cotisations sur les primes et les avantages en nature ainsi que la
déclaration des frais professionnels.
La Cour de cassation sanctionne la discrimination salariale
La
jurisprudence de la Cour de cassation évolue en faveur des femmes en matière
de discrimination salariale lorsqu’il y a « identité de niveau hiérarchique,
de classification, de responsabilité » (arrêt du 6 juillet 2010).
Taxation fiscale des accidents du travail
Une instruction fiscale du
5 août 2010 précise les modalités de taxation des indemnités versées aux
victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles. La base de
la taxation sera de 50 % des indemnités versées sous déduction de 10 % de
frais professionnels. Toutefois, l’exonération continue d’être appliquée
pour ceux qui suivent un traitement prolongé et une thérapeutique lourde et
coûteuse.
Le travail de nuit largement répandu
Le travail de nuit concerne plus
de 4 millions de personnes selon un rapport présenté au Conseil économique,
social et environnemental. Le travail de nuit habituel progresse et concerne
7,5 % des salariés.
Pas d’embellie pour le chômage
Selon les statistiques du ministère de
l’emploi, le nombre de demandeurs d’emplois toutes catégories confondues a
progressé en juin 2010 pour atteindre 3,958 millions de personnes. Un léger
mieux a toutefois été enregistré sur la catégorie A.
Accès réduit à l’APL
Selon une déclaration du ministre du budget du 6
juillet 2010, les étudiants et leurs parents ne pourront plus cumuler l’aide
personnalisée au logement (APL) et la demi-part fiscale pour enfant à
charge.
Août 2010
Projet de loi sur le dialogue social dans les TPE
Ce texte crée une
mesure de l’audience syndicale dans les entreprises de moins de 11 salariés
ainsi que des commissions paritaires territoriales.
Sanction pour non emploi d’handicapés
Les entreprises d’au moins 20
salariés doivent employer 6 % de travailleurs handicapés. Le délai de grâce
accordé aux entreprises pour régulariser leur situation a expiré le 30 juin
2010.
Les retraites complémentaires améliorées par la réforme
Les déficits
prévus pour les retraites complémentaires du secteur privé Agirc et Arrco
seront considérablement améliorés si l’âge légal de la retraite est reporté.
Ces régimes concernent 18,5 millions de cotisants et 11 millions de
retraités.
Forte croissance du chèque emploi-service
Le chèque emploi-service
universel (Cesu) préfinancé poursuit une croissance de 30 % par an depuis
2006. Fin 2010, on évalue à 660 000 le nombre de bénéficiaires directs. Le
réseau des intervenants comptera plus de 612 000 affiliés. Le chèque
emploi-service universel (Cesu) permet de cofinancer une dépense du salarié
liée à son activité ou de nature à améliorer sa vie au quotidien. Le chèque
emploi-service universel (Cesu) social est utilisé par plusieurs conseils
généraux pour verser l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou la
prestation de compensation du handicap.
Les chèques-vacances pour les très petites entreprises (TPE)-PME
La
diffusion du chèque vacances s’élargit désormais aux entreprises de moins de
50 salariés. On compte 30 000 bénéficiaires dans les entreprises de moins de
50 salariés sur un total de 3,3 millions de porteurs de chèques-vacances.
Le poids croissant des dépenses de santé
Selon l’étude de
l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE),
la part du Produit intérieur brut (PIB) consacrée à la santé est passée en
moyenne de 7, 8 % en 2000 à 9 % en 2008 dans l’ensemble des pays de
l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).
Dans la plupart des pays développés, la part des dépenses publiques
consacrées à la santé atteint 16 % en 2008.
Le temps de travail des routiers indépendants limités
Le Parlement
européen a limité à 48 heures hebdomadaires en moyenne sur 4 semaines le
temps de travail des conducteurs de camions ou autocars indépendants. Ils
sont soumis donc aux mêmes limitations que les salariés. Le temps de travail
comprend le temps de conduite mais aussi celui de déchargement et de
nettoyage des véhicules.
JUIN-JUILLET 2010
Stabilité du chômage des seniors
Le taux de chômage des 50 ans et
plus s’établit en mars 2010 à 6,6 %. La hausse n’est que de 0,9 % sur un an
et de 0,5 % sur quatre ans. Dans cette tranche d’âge, la majorité des
demandeurs d’emploi sont des hommes. Quant au nombre de demandeurs d’emploi,
il a enregistré une hausse de 0,6 % au mois d’avril.
Le ralentissement des destructions d’emplois
Le rythme des
destructions d’emplois dans le secteur marchand en France a considérablement
diminué. Seules 9 700 destructions d’emplois ont été enregistrées au premier
trimestre 2010 alors que le nombre de postes détruits en 2009 avait atteint
357 600.
Le reclassement à l’étranger des salariés licenciés encadré
La loi du
18 mai 2010 garantit de justes conditions de rémunérations à des salariés
auxquels on propose une procédure de reclassement. Elle oblige, en cas de
reclassement d’un salarié, de lui proposer une rémunération équivalente en
valeur absolue à celle qu’il percevait dans son emploi précédent et non plus
seulement un "emploi équivalent".
Indemnisation pour travail à domicile
Le salarié qui accepte à la
demande de l’employeur de travailler à domicile doit être indemnisé selon la
Cour de cassation (Cass. Soc. 7 avril 2010, n° 08-44865 FSPB).
Congés payés et congés parental
La Cour de justice de l’Union
européenne a estimé que les congés payés acquis avant un départ en congé
parental ne peuvent pas être perdus (CJUE 22 avril 2010 aff. 486/08). La
Cour de cassation devrait donc modifier sa jurisprudence dans un sens
favorable aux salariés.
Le reclassement à l’étranger réglementé
Les entreprises ne pourront faire
des propositions de reclassement « indécentes » à leurs salariés licenciés pour
motif économique. En effet, dans sa rédaction actuelle, le code du travail était
interprété comme entraînant une condamnation financière lorsque des offres de
reclassement dans des pays à bas coût de main d’œuvre n’ont pas été présentées.
L’employeur avait l’obligation de proposer tout poste dans une catégorie
d’emplois équivalente, en France ou à l’étranger. Le texte sera précisé par une
circulaire.
Les aides à l’embauche d’apprentis prorogées
La majoration de la prime à
l’embauche d’un apprenti devrait être prorogée jusqu’à la fin 2010. De même que
la prime à l’embauche d’un jeune en contrat de professionnalisation. En ce qui
concerne l’alternance, le quota obligatoire passerait de 3 à 5 % pour les
entreprises de plus de 250 salariés.
La caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) pour une réforme forte.
La présidente du Conseil national de la Cnav rappelle dans La Tribune du 17 mai
que pour le privé « l’âge de départ de la retraite complémentaire est fixé à 65
ans… et qu’il faut un accord pour permettre aux salariés de partir dès 60 ans,
compte tenu de l’enjeux du financement fondamental dès 2010 ».
La rupture conventionnelle homologuée
La rupture conventionnelle
homologuée consiste pour l’employeur et le salarié à s’entendre sur les
conditions de rupture d’un contrat CDI. Il ne faut pas qu’il y ait une procédure
de licenciement déjà engagée. Il est rédigé une convention de rupture qui peut
être dénoncée dans quinze jours calendaires. Cette convention doit faire l’objet
d’une demande d’homologation auprès de la direction du travail (DIRECTE).
Obtenir des aides pour l’habitat
Les propriétaires occupant ou bailleurs
peuvent obtenir des aides pour améliorer la performance énergétique d’un
logement (www.ecocitoyens.ademe.fr).
Jour férié un samedi
Cette année les 1er et les 8 mai tombaient un
samedi. Pour les salariés en congé à cette période, l’employeur n’a pas
l’obligation d’accorder un jour de congé supplémentaire sauf disposition
conventionnelle plus favorable ou usage.
Pénurie programmée de médecins du travail
Selon un rapport remis aux
ministres du travail et de la santé, plus de 4 000 des 6 915 médecins du travail
sous contrat en 2008 auront atteint ou dépassé l’âge légal de départ à la
retraite d’ici à 2015.
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